Le climat, un sujet mondial qui touche désormais tous les citoyens français

Le climat, un sujet mondial qui touche désormais tous les citoyens français.

Ce samedi 13 octobre 2018, a eu lieu une nouvelle marche pour le climat, dans 80 villes en France.

Rappelez vous, une première mobilisation citoyenne avait eu lieu le 8 septembre, cette dernière ayant suivi la démission surprise de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique. Il y a un mois, la démission de Nicolas Hulot a créée un électrochoc au prés des citoyens et les a poussé à une manifestation qui s’est avérée inédite. Citoyens, associations, partis politiques, influenceurs, youtubeurs, acteurs ont participé à cette manifestation. On compte pas moins de 14 500 personnes réunies lors de cette marche à Paris, selon le comptage de la société Occurrence. 100 000 marcheurs réunis dans tous le pays d’après les organisateurs.

Le but ? Marcher, manifester au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Les citoyens affirment et veulent désormais faire savoir de manière officielle, leur inquiétude face à ce problème planétaire. Cette marche est une réelle prise de conscience par rapport aux conséquences de nos actes.

Fanfares, tambours, banderoles dramatiques ou humoristiques, slogans criés ou chantés, tous ces marcheurs se sont retrouvé dans un rassemblement très coloré, et dans l’optique de toucher les politiques.

D’après le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), un inquiétant scénario est a envisager. Un rapport a été publié le 8 octobre. L’ONU estime qu’il faut absolument réduire de 45% les émissions mondiales de CO2 d’ici 2030, si nous ne voulons pas franchir le seuil de 1,5°C d’ici là.

Les experts du GIEC s’alarment des changements climatiques. Quant aux experts climat de l’ONU, après avoir épluché 6 000 études scientifiques, ont rédigé un rapport de 400 pages, commandé lors de la COP21 à Paris en 2015. Il s’agit actuellement du «résumé» le plus complet des connaissances scientifiques actuelles sur le réchauffement climatique. Le fait est que le réchauffement climatique devrait atteindre 1,5°C à partir de 2030, si nos émissions se poursuivent au rythme actuel.
Panmao Zhai, coprésident d’un groupe de travaille du GIEC explique,“L’un des messages clé de ce rapport, c’est que nous voyons déjà les conséquences du réchauffement climatique à 1°C avec des phénomènes météo plus extrêmes, la hausse du niveau de la mer ou la fonte de la banquise de l’Arctique. Des changements parmi d’autres“.

Le rapport du GIEC estime que la température monte en moyenne de 0,2 degrés par décennie, tout e sachant évidemment que certaines régions sont plus touchées que d’autres, l’Arctique notamment, qui se réchauffe deux à trois fois plus vite.

Les 91 auteurs ayant participé à la rédaction de ce rapport préviennent. “limiter le réchauffement climatique à 1,5°C nécessiterait des changements rapides, majeurs et sans précédent, dans tous les aspects de la société” . Quelques chiffres. Même si nous parvenons à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs d’activité, que ce soit dans l’industrie, les transports, les bâtiments, l’énergie, l’agriculture…, cela ne suffira jamais. Le Rapport indique que «toutes les trajectoires qui limitent le réchauffement climatique à 1,5°C, impliquent d’extraire du CO2 de l’atmosphère». Au total, selon les scénarios à prendre au sérieux, cela devrait équivaloir 100 milliards de tonnes de CO2 et 1 000 milliards de tonnes.

Des solutions existent cependant, d’autres n’ont pas encore fait leurs preuves à grande échelle.

Néanmoins il faut bien comprendre que chaque demi-degré compte, aussi minime cela puisse nous paraître. La liste des conséquences associées à ce réchauffement climatique est longue. Des effets déjà observé vont à l’avenir s’amplifier: hausse du niveau de la mer, fonte de la banquise, phénomènes météo extrêmes, tels que des pluies intenses, des périodes de sécheresse, de nombreuses canicules… Des répercussions sur la sécurité alimentaire et sanitaire sont à attendre. Une pression va s’exercer et s’accentuer sur les écosystèmes et la biodiversité. Le rapport insiste sur le fait, que moins la planète chauffe, plus on a de temps pour s’adapter. Ainsi ce temps est précieux et doit permettre aux politiques de faire des choix efficaces et rapidement afin d’inverser la tendance.

«Il est [donc] encore temps» ! Encore temps d’agir. Aussi, des youtubeurs ont prit l’initiative de prendre ce sujet à cœur pour provoquer les citoyens, les populations. Pour ce faire, ces youtubeurs très engagés, ont créée une vidéo ensemble, afin de mobiliser les troupes. Cette vidéo réalisée par une vingtaine de vidéastes engagés, est postée sur divers réseaux sociaux lundi 8 octobre. Leur vidéo a été partagé plusieurs dizaines de milliers de fois depuis sa publication, et est associée à un site internet, «Il est encore temps». Parmi ces youtubeurs, vidéastes, influenceurs, certaines personnalités très suivies, telles que Usul, la chaîne Et tout le monde s’en fou, Nicolas Meyrieux, la chaîne Osons causer, la chaîne Partager c’est sympa et d’autres. Cette vidéo postée le même jour que la publication du rapport du GIEC, appelle à mener des actions concrètes pour le climat, à travers notamment cette matche d’une part, et à travers le site «Il est encore temps» d’autre part. Ce site pointe diverses actions pour la protection de l’environnement, comme des pétitions, des actions participatives, etc. La vidéo a déjà été vue des millions de fois depuis sa publication. Ça n’est d’ailleurs pas la première fois que les artistes de Youtube s’impliquent en faveur des questions environnementales. En 2015, pour la COP21, une initiative similaire avait eu lieu, «Break the Internet», avec la participation de Nicolas Hulot.

Alors maintenant les cartes sont dans nos mains. Nous savons qu’il n’est pas trop tard, mais que pour éviter le pire, il faut agir vite et maintenant. A nous de créer le monde de demain.

 

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