Les non dits pétillants concernant le Géant néerlandais Heineken

Les non dits pétillants concernant le Géant néerlandais Heineken

Vous êtes un fidèle fan de la bière, en particulier du produit du géant Heineken ? Eh bien vous allez peut être être refroidie quant aux méthodes utilisées par ce dernier, et peut être même culpabiliser dans cette affaire.

Un journaliste, Olivier Van Beemen, s’est penché sur les méthodes du géant néerlandais Heineken. Ce dernier se trouve être impliqué dans des folies meurtrières, des affaires de corruption, ou encore en soutient à des dictatures…

Olivier Van Beemen a enquêté durant 5 ans sur le sujet, et a réalisé pour se faire, plus de 400 entretiens dans 12 pays africains.

Pourquoi enquêter sur Heineken ?

Olivier Van Beemen travaillait sur affaire Ben Ali pour son journal, il était correspondant en France à l’époque, ET LA il à découvert partenariats douteux entre Heineken et qq lié au camp de Ben Ali, et Heineken a vraiment menti dessus, l’entreprise affirmait au journaliste qu’ils ignoraient que ce monsieur été lié au camp, → ça a motivé le journaliste à fouiller davantage dans les affaires africaines de cette grande entreprise néerlandaise.

Olivier Van Beemen, journaliste d’investigation néerlandais → publie récemment une enquête sur une marque de bière connue de tous, Heineken. «H. en Afrique, une multinationale décomplexée».

Cette industrie se croit tout permit en Afrique, il existe beaucoup d’opportunités qui n’existe pas en Europe pour faire du business. Cette dernière fait + de 50% de bénéfice supplémentaires que la moyenne globale/mondiale.

Olivier Van B. a constaté que Heineken collabore souvent avec des régimes autoritaires.

Heineken est d’après Olivier Van B., un véritable pilier pour le régime autoritaire du Burundi, un petit pays d’Afrique centrale. Il y a dans ce pays, un juge qui est à la fois le président de la Cour constitutionnelle, et numéro 1 de Heineken au Burundi. Heineken dit ne pas y voir de conflit d’intérêt, pourtant, ce juge en question, a permis au président actuel, de réaliser un troisième mandat présidentiel, qui n’était accepté/permit par la constitution.

Un second exemple, au Rwanda (fait datant de 1994), Olivier affirme que Heineken a participé au génocide, il a joué un rôle important. H. avait le monopole à l’époque, cette bière a été utilisé par les génocidaires, pour les rendre ivre afin d’effectuer ces actes, réalisés par des citoyens. Heineken n’a jamais essayé de cesser la production. Y a un porte parole de l’époque qui a dit «y a l’offre y a la demande, on voit pas de raison d’arrêter la production», et ce, durant le génocide dans un journal néerlandais. L’argent gagné, permettait de payer des taxes au régime génocidaire, ils ont donc soutenues financièrement le régime au Rwanda pendant le génocide.

Au Nigeria (années 2 000 (?)), la marque a engagé 2500 prostitués, pour encourager les clients de 5000 bars à consommer la Heineken, plutôt qu’une autre bière. C’est dingue ! Il faut savoir qu’en Afrique, Guiness est très grand, cette bière est censée rendre le conso plus viril, «bien pour performances sexuelles», les consommateurs y croient. Et Heineken a un concurrent, Legend, et pour faire tomber son concurrent, Heineken a engagé ces prostitués. Eh ça a bien marché, ça a quadruplé les ventes.

Au Kenya, des femmes travaillant en temps que promotrices de la marque, sont victimes d’abus sexuels, au sein même des bars, ces dernières sont misent sous pression, pour coucher avec des supérieurs, ou des clients, les menaçants de les renvoyer.

Ce que Heineken ne peut pas faire en Europe parce que c’est interdit, la marque se le permet en Afrique.

Dans les écoles notamment, l’entreprise finance des rénovations d’école en Afrique, et du coup la conséquence, c’est qu’ils affichent des publicités pour la bière dans les écoles.

Olivier explique que ce qui l’a le plus choqué et marqué, c’est qu’il s’agit réellement de structures, de système organisés, on voit les même pratiques dans différents pays d’Afrique.

Quant à Heineken, l’entreprise estime que de nombreuses affirmations de l’enquête d’Olivier Van Beemen se fondent sur des rumeurs et des erreurs d’interprétation. Concernant le Rwanda, Heineken affirme avoir perdu le contrôle de sa brasserie durant le génocide, alors que cette dernière était au courant de ce qu’elle faisait.

Toujours partant pour un apéros accompagné d’une Heineken ?

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